Pierrot le fou, 1963.

Posted on mai 6, 2011

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Ferdinand est las de la petite vie d’installé qu’il mène à Paris. Ceux qui l’entourent ne se préoccupent que de leur confort matériel. Et çà, ça l’insupporte. Seuls les livres et la poésie en particulier comptent à ses yeux. Un soir en rentrant chez lui, il revoit par hasard Marianne, un flirt de jeunesse, qui est venue garder ses enfants. Alors il plaque tout et passe la nuit avec elle dans son appartement.

Le lendemain matin Fernand tombe sur un cadavre. Elle lui explique qu’elle est poursuivie par des gangsters pour une histoire de trafic d’armes à laquelle elle a été involontairement mêlée. Ils partent alors direction sud et brûlent la voiture au bord d’un chemin. C’est le début d’une longue escapade vers le soleil du midi, où leur passion les portera. Mais bientôt, leurs ivresses de liberté respectives auront raison de leur amour fou.

Jean-Luc Godard s’inspire ici d’un roman de Lionel white qu’il transpose à l’écran et auquel il appose son style saccadé et dont il dévoile toute la poésie. Les ellipses, qui ponctuent le récit du début à la fin, donnent à la narration une impression de vitesse vertigineuse.

Toutes les ruptures présentes dans ce film, comme les nombreux décalages chronologiques ou encore le fait pour les acteurs de s’adresser directement à la caméra,  sont autant de transgressions vis-à-vis du « cinéma de papa ». Un film dans son temps au ton volontiers libertaire qui vaudra d’ailleurs au film d’être censuré. Un héro fougueux et une femme libre; nous avons là des personnages qui préfigurent le mouvement étudiant de 1968.

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Posted in: CULTURE, FILMS, FRANCE