Triste anniversaire pour la Belgique

Posted on juin 14, 2011

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Un an déjà. Un an s’est écoulé depuis que je suis allé voter dans ma commune un dimanche matin. C’était le 13 Juin 2010. Les premiers résultats donnaient le PS gagnant en Wallonie tandis qu’en Flandre la N-VA, le parti nationaliste flamand, était largement victorieux. Les négociations pour une future coalition gouvernementale s’annonçaient déjà difficiles.

Deux mois plutôt, le gouvernement Leterme présentait sa démission au roi, précipitant de ce fait la tenue d’élections législatives. Déjà à ce à ce moment là, l’imbroglio belge ne faisait plus rire personne. Les français pas plus que les belges n’y comprenaient quelque chose. La preuve, ce soir là sur TF1, on a eu droit à une jolie carte de la Belgique avec les régions inversées!

Du coup des négociateurs se sont succédés pour tenter des mettre d’accord les partis en présence sur une réforme de l’état, ce qui pour la N-VA était la condition sine qua non pour former un gouvernement.

En gros les flamands réclament la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (revendication récurrente que je ne me risquerai pas à expliquer!) ainsi qu’un transfert des compétences fédérales vers les régions. Les francophones quant à eux exigent la reconnaissance de Bruxelles comme région à part entière tel que prévu par la Constitution belge.

Du coup notre courageux roi Albert II a nommé informateurs, médiateurs, conciliateurs, formateurs et j’en passe … pour tenter de trouver un accord. Mais comme dirait l’autre: « on peut mener son cheval à l’eau, mais on ne peut pas le forcer à boire ». En effet Bart de Wever, chef du parti nationaliste flamand, est l’homme-clef des négociations sans qui rien ne se décide. Mais voilà cet homme est un indépendantiste convaincu, et rien ne montre qu’il soit vraiment disposé à arriver à un quelconque compromis.

Le pire c’est que le temps passe sans qu’une solution ne se profile à l’horizon. Peu de gens seraient surpris que Noël arrive sans qu’un nouveau premier ministre ne prenne ses quartiers 16 Rue de la Loi. L’indignation, elle, est bien présente mais il faut reconnaître que les sit-in organisés sur les Grands-Places ci et là ne rassemblent pas grand monde. Peu de monde en effet pour rappeller à nos politiciens qu’ils sont nos représentant et qu’à ce titre ils nous sont obligés.

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Posted in: BELGIQUE, POLITICS